Philosophie

SUJET I – CONSCIENCE

« Par le mot penser, j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’aperçevons immédiatement par nous-mêmes; c’est pourquoi non seulement entendre, vouloir, imaginer, mais aussi sentir, est la même chose que penser. » – Descartes

Qu’est-ce la conscience ?

La conscience se définit comme la connaissance qu’a l’homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. Il existe deux types conscience : la conscience des choses et conscience de soi.

La conscience des choses : la conscience des choses qui nous entourent, tels qu’un paysage, une couleur, un objet, une plante…

La consciente de soi : la conscience ”dedans” : je suis conscient que je regarde un paysage, et je suis en mesure de le décrire.

L’existence et la pensée de la mort naissent au sein de la conscience.

La conscience et les philosophes

Bergson affirme que la conscience ne s’atteint que par la négation : la conscience est ce que nous sommes lorsqu’un bruit nous tire de notre sommeil.

Selon Descartes, la conscience apparaît en tant que condition nécessaire et préalable de toute recherche de sens et de vérité : je pense donc je suis. La conscience me fait connaître que j’existe et qui je suis, c’est à dire, une chose pensante, une âme séparée du corps.

Selon Spinoza, la connaissance est incomplète, inadéquate, nous laissant dans l’ignorance des causes qui les produisent. La conscience est productrice d’illusions.

Selon Nietzsche, la conscience morale est l’expression de sentiments qui n’ont rien de morale.

Selon Marx, les sentiments et les idées des hommes sont déterminés par leur position dans la société.

La subjectivité n’existe que pour l’homme. Nous ne pouvons dire qu’un homme est égoïste comme un bonbon acidulé pique. L’homme peut cesser d’être égoïste, mais le bonbon acidulé ne peut cesser de piquer.

Selon Sartre, l’homme est projet et non chose. Alors, en pensant qu’un homme égoïste est condamné à l’être, nous le chosifions.

La conscience et l’identité de soi

La conscience est permanente : j’affirme mon identité à travers chaque changement car je ne cesse d’être conscient. Hussell affirme que la conscience de soi n’est qu’abstraction. Le monde est transformé et façonné, portant ainsi la marque de l’esprit.

Le rapport à autrui est nécessaire à la conscience de soi, autrement, comment pourrait-on saisir sa conscience comme sujet pensant et en tant qu’introspection ?

En revanche, Freud affirme que la vie psychique ne se rduit pas à la conscience, mais à l’inconscience : désirs refoulés, actes manqués, maladresses, rêves… Il serait donc impossible de ramener toute représentation au cogito ergo sum (he pense donc je suis) de Descartes.

La conscience morale

La conscience est également un état moral. C’est parce que nous sommes intellectuellement conscients de ce que nous faisons que nous sommes tenus moralement responsables. Conscience = capacité de pouvoir répondre à nos actes et pensées. Rousseau définit la conscience comme un ”instinct divin”, un moyen immédiat de distinguer le bien du mal.

Où situer la conscience ?

Contrairement à la perception ou le langage, la conscience ne peut se localiser dans le cerveau. Descartes distingue deux types de conscience : la substance pensante (le monde de la conscience) et la substance étendue (monde de la matière intégrant le corps et l’esprit).

La fonction de la conscience

Face à un danger, nous agissons avant même de prendre conscience de la situation. Bon nombre d’activités se déroulent ”hors conscience”. Le caractère social de l’homme explique ceci en partie. Avant de rendre compte aux autres, il faut avant tout rendre des comptes à soi.

->Analyse du cogito de Descartes (Méditations métaphysique) :

”Je pense donc je suis”

Cette formule conduit à un contresens. En effet, le ”je” ne renvoie pas à une donnée psychologique (moi, untel…) mais un sujet, à une notion de subjectivité.

Or, la subjectivité est le point de vue particulier d’un individu (opposé à l’objectivité). Et ce qui n’est pas objectif… est subjectif.

Qu’est-ce que le projet cartésien ?

Fonder la science en oubliant les connaissances via l’éducation. Prenons le doute, qui se déroule en deux temps :

1- L’incertitude des sens, qui me conduit à douter de l’existence de mon environnement et de ma personne.

2- Nombres et espace sont les objets qu’étudient les mathématiciens, car peut-être que ce que je vis n’est que rêves ou délires.

Or, les objets mathématiques sont des objets de pensées, et nous ne pouvons nous tromper à leur égard. 

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